OM : Là, ça devient grave

Complètement abattu après une nouvelle défaite contre Reims, Élie Baup est aujourd’hui dos au mur. Après 5 défaites de rang, l’OM semble aujourd’hui dans la crise. Pourtant, après un mois d’août exceptionnel, comment Marseille a pu en arriver là ? État des lieux.

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Marseille ne sait plus gagner

Pour la 5ème fois consécutive, Marseille s’est incliné. Cette fois, les olympiens n’ont pas subi la loi de Paris, d’Arsenal ou de Naples, mais de Reims (2-3). Au bout du temps additionnel, à la suite d’une nouvelle erreur défensive, l’OM s’est fait surprendre, sur son terrain, par une valeureuse équipe rémoise. Pour le coup, si les 20 premières minutes de la rencontre on été très bonnes, le reste du match a été beaucoup plus poussif, où les deux réalisations furent inscrites sur deux exploits individuels (et encore…).

Si tout n’est n’est pas à jeter dans la rencontre de samedi soir, comme notamment la force de caractère à revenir à 2-2, le scénario ressemble étrangement à celui des dernières désillusions : l’OM joue, l’OM a les occasions de mener et de plier le match, mais l’OM se fait avoir au final. C’est d’ailleurs ce qui a fait dire à Valbuena après le classico: « à chaque fois on est pas loin, mais au final on perd. On est finalement pas une grande équipe« .

Cette équipe, qui semble complètement sonnée depuis son revers contre Paris (1-2), n’est donc plus que l’ombre de celle qu’elle était l’année dernière. Une équipe solide, solidaire, réaliste, et certes, parfois chanceuse. Tout l’inverse de cette année, en somme. On a d’ailleurs la désagréable impression que les rôles se sont inversés, comme le démontre la rencontre face à Nice, il y’a deux semaines. Des occasions, du jeu, de la maîtrise mais pas de réussite (19 occasions, pas un but). Et au final, sur une largesse défensive, Cvitanich s’est donne un malin plaisir à crucifier les hommes d’Elie Baup.

Un coaching pointé du doigt

Élie Baup, justement. Encensé et admiré l’année passée, sa réputation auprès des supporters fond aujourd’hui comme neige au soleil en raison d’Un coaching jugé approximatif, d’une tactique peu claire et de choix assez surprenants. Le premier, le fait d’avoir fait jouer les mêmes joueurs depuis le début de la saison. Pour preuve, l’OM est l’équipe à avoir le moins tourner depuis la reprise. Le souci, quand on est en lice sur 4 tableaux et qu’on joue tous les 3 jours, les organismes sont grandement sollicités. Alors, pourquoi l’entraîneur à la casquette s’est il entêté dans cette voie là ? Même si, contre Reims, les recrues ont joué cela semble un peu tard, surtout que celles qui brillaient – comme Payet et Imbula – au début de l’été, sont en train de connaître un gros contre-coup. Inquiétant.
Encore plus inquiétant, le fait de ne pas vouloir jouer la carte à fond et exploiter les brèches qui lui sont offertes. Contre Paris notamment, à 11 contre 10 pendant plus de 60 minutes, l’OM a été complètement inoffensif et a même laissé le PSG faire le jeu. Pourquoi ne pas avoir opté pour une tactique puis offensive, avec 3 attaquants plutôt que d’attendre d’être mené pour faire ses premiers changements ? Je vous avoue que ça me laisse perplexe… Quel gâchis.

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Autre chose, son schéma tactique proposé, le 4-2-3-1. Alors que son équipe brillait dans un 4-3-3 la saison passée et avait trouvé une certaine solidité, Baup a, cette saison, mis en place un nouveau dispositif qui, pour moi, est encore à des années lumières d’avoir fait ses preuves. Les attaquants sont de plus en plus inefficaces, les profils des uns et des autres sont sous exploités et l’entente défense-attaque reste particulièrement fébrile sous ce système, alors que les joueurs offensifs ne font pas les efforts nécessaires. Paradoxal quand on sait que Baup a changé de système pour avoir une équipe « plus offensive et plus efficace devant le but »…
Là aussi, il y’a de quoi s’inquiéter, voire de s’interroger sur un, la responsabilité du coach, mais aussi sur l’envie et la motivation de certains joueurs, comme le confirmait Mandanda sur le plateau du CFC hier soi. Problématique.

Et maintenant ?

Et maintenant ? Et bien aujourd’hui, l’OM, et surtout son coach, se retrouvent dos au mur. Après avoir enchaîné les victoires et les points en début de saison, les marseillais tombent aujourd’hui dans la crise. À quelques jours d’un déplacement crucial (peut-être la dernière chance pour Baup) à Rennes, Marseille se doit de trouver des solutions et peut-être de faire des choix, enfin. Revenir à un autre dispositif, tester un 4-3-3 par exemple, laisser les recrues retrouver leurs capacités physiques mais surtout agir. Vincent Labrune confie que «ce club est une grande famille. Nous sommes tous unis. C’est ensemble que l’on trouvera des solutions. ». On veut bien le croire, mais là, il y’a urgence. Si Baup ajoute que son équipe « a laissé des forces contre Naples, mardi, et lors des deux premières défaites en Ligue des champions. Je suis convaincu que ce jeu porté vers l’avant, avec les cinq joueurs offensifs alignés contre Reims, sera bientôt porteur de résultats », l’OM n’a plus le temps. Et se devra d’agir impérativement samedi contre Rennes, sous peine de sombrer encore un peu plus dans la crise.

Tom MASSON

@MassonTom1

crédits photos : @saintmex

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