PSG-OM : Ce Paris-là est intouchable

A l’occasion de la 27ème journée de Ligue 1, Le Paris-SG s’est imposé (2-0) contre son rival marseillais au terme d’un clasico plutôt plaisant. Les parisiens prennent par la même occasion une sérieuse option sur le titre, désormais à 8 points de leurs homologues monégasques.

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En patron. C’est le paradoxe parisien cette saison qui, match après match en Ligue 1, donne l’impression à son adversaire du soir d’avoir été à la fois si proche d’accrocher un résultat tout en étant réellement, les chiffres l’attestent, à des années lumières de le bousculer. Ce soir, Marseille n’a pas été ridicule mais le PSG a, une fois de plus, prouvé qu’il en faut définitivement plus pour le faire chuter dans son antre en Ligue 1 (dernière défaite au Parc le 23 novembre 2012, contre Rennes, 1-2). Ce soir, les marseillais se déplaçaient avec des ambitions affichées, Mathieu Valbuena en tête clamait haut et fort son désir « d’aller chercher les 3 points ». Volonté retrouvée dans la composition de José Anigo, un 4-3-3 offensif, avec le souhait certain de défendre haut et de conserver le ballon le plus longtemps possible et ainsi gêner l’ogre parisien.

Grande première, donc. Depuis le début de saison, rares sont les équipes qui ont daignées se déplacer chez le champion en titre avec un tel appétit. Pendant 6 minutes, les Phocéens ont d’ailleurs exercé un pressing très haut, gênant considérablement la relance parisienne. Malheureusement, les illusions n’auront duré que 6 petites minutes, seulement, juste le temps de laisser les parisiens d’ajuster leurs gammes. Si les intentions offensives des olympiens  sont louables, elles ont trop souvent mis en difficulté leur arrière garde face à la vivacité et la technique de l’attaque parisienne. Dès la 7ème minute, déjà, cette dernière était prise à défaut par Lucas qui, d’une sublime ouverture lance Lavezzi avant de voir ce dernier louper l’immanquable devant un but vide, laissé vacant par un Mandanda facilement éliminé d’un crochet du droit (7ème). 5 minutes plus tard, le petit brésilien, flamboyant ce soir, est même tout proche d’ouvrir le score après un rush formidable de 76 mètres, s’amusant de 5 marseillais apathiques, mais son subtil lobe du droit est sauvé in-extremis sur la ligne par Rod Fanni (14ème). La messe était dite. Même si le score à la mi-temps est encore nul et vierge, Lavezzi contré par Fanni (37ème) ou Ibra de la tête (41ème), auraient également pu débloquer le tableau d’affichage.

L’échéance n’en sera que retardée. Au retour des vestiaires, profitant de marseillais à la tête encore aux vestiaires, les parisiens vont rapidement ouvrir le score. Ibrahimovic en chipant le ballon dans les pieds de Thauvin, lance Maxwell, étrangement seul dans la surface de l’OM, qui a juste à ouvrir son pied pour ajuster Mandanda du gauche (49ème, 1-0). La seconde période ne sera que parfaite maitrise, les joueurs du club de la capitale, placés, se sont contentés de boucher tous les espaces, attendant leurs adversaires pour profiter des moindres brèches laissées par ces derniers. Le deuxième but parisien en est le parfait symbole : après un jeu à trois à une touche de balle, initié par une récupération du milieu parisien, sans que le ballon ne touche le sol, entre Van der Wiel, Verratti et Lucas, le latéral néerlandais centre de volée et trouve la tête de Cavani qui marque sur la gauche d’un Mandanda impuissant et (a)battu (79ème, 2-0). Les parisiens ont une nouvelle fois profité d’un trio au milieu magistral et de l’apport de ses latéraux, particulièrement précieux ce soir, pour venir à bout de son rival de toujours.

Une classe d’écart, incontestablement. En face, les intentions marseillaises ont certes été courageuses, mais clairement trop insuffisantes. Un tir repoussé par Sirigu de Valbuena (25ème), une tête (!) de ce dernier sur le poteau en seconde période (84ème), et pis c’est tout. Bien trop peu pour espérer autre chose ce soir au Parc. Dommageable, mais logique, tant la tactique d’Anigo n’a pas connu l’alchimie attendue et tant le PSG a maitrisé son sujet. A cote de ça, les individualités marseillaises n’ont pas brillé non plus. A l’instar d’un Thauvin complètement hors-sujet, ni le collectif ni les performances individuelles des marseillais ont été en mesure de changer le cours du match.

Reste que Paris a clairement pris une option pour le titre. Sans forcer leur talent, les parisiens se sont imposés et prennent par la même occasion leurs distances dans la course au titre, désormais séparés de 8 points avec Monaco. Si mathématiquement rien n’est fait, aucune équipe totalisant 64 points à 11 journées de la fin n’a déjà été rejointe. Paris peut donc commencer à envisager les préparatifs d’un sacre en championnat qui se rapproche journées après journées. Malgré tout, il reste aux parisiens d’autres détails à régler. Des détails européens, grâce à un quart de finale qui devrait être validé dans 15 jours, qui vont sans doute rajouter un peu de piquant à cette fin de saison. Que la fête commence.

Tom MASSON

@MassonTom1

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