Belgique – États-Unis : Les Belges au rendez-vous

Après avoir livré un match exceptionnel, les Belges ont finalement pris le meilleur d’américains courageux (2-1, ap). Ils retrouveront en quarts de finale, l’Argentine, samedi.

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Copyright FIFA

Cette Coupe du Monde est décidément bien surprenante. A l’heure de choisir l’ultime quart de finaliste, elle nous a sûrement offert un des plus beaux matches de la compétition. Du rythme, de l’intensité, du suspense, du spectacle… il aurait été impossible de rêver plus beau. Et s’il aura fallut des prolongations – elles aussi magnifiques – pour départager belges et américains, on leur pardonnera volontiers la diminution de notre temps de sommeil cette nuit, après avoir assisté à un tel récital.

Décriée et critiquée pour la pauvreté de ses matches lors du premier tour, la Belgique a peut-être apporté un début de réponse à ses détracteurs. Après une première période équilibrée, où les américains ont fait preuve de courage et de solidarité pour laisser exprimer un collectif généreux (notamment grâce à des latéraux tranchants et des attaquants dynamiques), les Belges ont clairement haussé le ton, à partir du deuxième acte.

De retour avec des intentions bien plus conquérantes, les Diables Rouges vont dès lors récupérer la balle très haut, profitant d’un milieu de terrain enfin efficace et une détermination sans faille. Se créant une pluie d’occasions, ils vont buter sur un homme, un seul : Tim Howard. Véritablement infranchissable, il va ni plus ni moins permettre à son équipe d’arracher des prolongations qu’on pourrait presque qualifier de miraculeuses, tant ses coéquipiers paraissaient noyés sous une vague rouge. Avec 16 parades, il va d’ailleurs établir un nouveau record du monde en Coupe du monde, en écœurant le trio offensif belge (De Bruyne-Origi-Hazard). Il va se montrer impeccable sur tous les ballons qu’il avait à négocier; dans les airs, en un contre un, sur sa ligne : Impressionnant. Et la seule fois où le portier américain paraissait battu, sa barre transversale est venue à son secours, sur une tête d’Origi.

En prolongations, les belges n’ont pas baissé d’intensité pour autant, voyant la clé du match sortir du banc, et d’un Lukaku bouillant. Sur son premier ballon, c’est lui qui dynamite la défense avant de servir De Bruyne, qui trompe Howard du droit (1-0, 92ème). Intenable dans ces prolongations, l’attaquant belge va réitérer et se muer en buteur. Servi par De Bruyne, il fusille Howard du gauche pour faire le break (2-0, 103ème). Mérité, sans l’ombre d’un doute.

Mais un brin cruel pour une équipe américaine héroïque, proche d’un exploit retentissant et du plus grand hold-up de l’histoire. Face aux 35 et quelques tirs belges, Wondolowski va rater l’immanquable et l’occasion de crucifier Courtois dans le temps additionnel (90ème+2). Après avoir encaissé ces deux buts, ils ne vont pas pourtant se démobiliser. Loin de là. Sur son premier ballon, Julien Green est venu sonner un semblant de révolte avec une réduction du score inattendue (107ème). Déboussolés physiquement, ils vont néanmoins pêcher dans le dernier geste et manquer de réalisme pour revenir au score (108ème, 113ème). Le vent avait tourné.

Annoncé et présenté comme un match ouvert entre deux jolis outsiders, ce match aura mis longtemps à trouver un vainqueur mais aura livré toutes ses promesses. Et au final, c’est encore un favori qui tient son rang, un de plus, sûrement gage de grands matches à venir. Reste que la Belgique, ce soir, en plus de valider le deuxième quart de son histoire, a envoyé un message. La confirmation que cette équipe montait – enfin – en puissance et qu’il faudrait commencer à compter sur eux. On n’attendait que ça.

Tom Masson

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