Quand rien ne va. Ou presque…

Depuis l’instauration de la victoire à trois points en France, au milieu des années 90, coachs et présidents, joueurs et supporters, nous ont tous (ou presque  habitué à un adage malheureusement bien trop commun: « l’important c’est les 3 points ». A travers cette nouvelle chronique, je tenterai, jamais loin du terrain, de partager avec vous mes impressions et mes émotions après chaque journée de Ligue 1 histoire de montrer que non, il y a parfois tout aussi important. J’écrirai 38 chapitres, 38 épisodes de ce feuilleton toujours aussi décrié et pourtant si chéri, de cette Ligue 1 à l’omniprésence grandissante dans le quotidien de chacun d’entre nous, passionnés de France et de Navarre.

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Il y a des week-end, parfois, où, pour faire simple, rien ne va. Et encore, dire que rien ne va constituerait un bel euphémisme pour décrire le calvaire qu’ont vécu le concernés, 90 minutes durant, tant les performances offertes qu’ils nous ont offert ont frôlé le médiocre. A tel point, qu’ils auraient sûrement passé un meilleur moment en succombant à la tentation de rester au lit ou même de passer du temps à faire les courses avec madame, en attendant le diner avec les beaux-parents. On suppose, on imagine, mais, au bout du compte,  on ne doit pas être très loin de la vérité et en osant se mettre à leur place quelques instants, le coup de sifflet final, plus qu’au match en lui-même, a très probablement mis fin à un week-end vraiment pourri. Et en attendant le suivant, c’était bien le principal.

 

Cavani, ce n’est plus possible

L’attaquant uruguayen ne pouvait pas imaginer un pire scénario, sans doute pas même dans ses pires cauchemars, pour un premier match cette saison. La prestation cataclysmique du numéro 9 parisien, hier, à l’occasion de la première sortie au Parc face à Metz, a sans doute diffusé encore davantage la nostalgie ombrageuse laissée par Ibrahimovic et ses 156 buts en 180 rencontres sous le maillot parisien. Titulaire confirmé (et seul !) à la pointe de l’attaque, poste qu’il attendait et quémandait depuis de nombreuses semaines, Edinson Cavani n’a clairement pas répondu aux premières attentes placées en lui. Même pire, il a surtout irrité, énervé et frustré par sa maladresse toujours aussi caractéristique devant le but. Mais cette fois, les excuses n’auront pas leurs places.

Hier soir, el Matador a tout raté, faisant de lui le seul parisien complètement hors-sujet au terme d’une partie pourtant aboutie collectivement. Au bout du compte : des appels pas toujours efficaces, des passes ratées ou jamais dans le rythme, et une maladresse folle dans le dernier geste. 11 occasions franches, 11 tirs, pour seulement deux cadrés. Rendez-vous compte, Cavani a tiré 11 fois sans mettre au fond le moindre de ses tirs face au promu messin, au très dangereux promu messin (qui n’a pas démérité, cela-dit). Difficile à croire. Le public parisien s’en est donc rapidement retrouvé décontenancé, moqueur d’abord, siffleur ensuite, exaspéré par si peu de réussite.

Les optimistes, ceux qui verront encore le verre à moitié plein, loueront ses efforts toujours réels sans ballon, ou encore sa capacité à se créer autant d’occasions. Mais ce n’est plus possible. Les stats de Cavani ne sont pourtant pas mauvaises depuis son arrivée dans la capitale, mais pour combien d’occasions ? Son ratio tirs/buts doit être un des plus mauvais parmi les grands attaquants des 5 championnats majeurs et offre l’implacable conclusion que le PSG ne gagnera sans doute pas la Ligue des Champions avec un attaquant qui semble complètement paniqué à chaque fois qu’il touche le ballon. C’est triste, mais vivement le week-end prochain. Ou pas, d’ailleurs.

 

Bordeaux, revenus sur terre

Un recrutement intéressant, des matchs de préparation parfois aboutis, et un premier match convaincant lors de la 1ère journée face à Saint-Etienne (3-2) et on entendait les bordelais clamés haut et forts des ambitions retrouvées. Ils ont pour autant vite, très vite été ramenés à une douloureuse réalité par des toulousains fracassants, sur la lancée de leurs derniers mois. Très fébriles défensivement, trop peu dangereux offensivement, la soirée est à oublier à tous les niveaux. Mais aura au moins eu le mérite de souligner la marge de progression immense, et assez intéressante, à suivre pour espérer viser plus haut.

La différence d’impact physique, et sûrement aussi d’envie et de motivation, s’est rapidement fait sentir, dès le début du match. Conjugué à des manquements incroyables à ce niveau et un Prior toujours aussi faible – à qui il ferait d’ailleurs du bien d’aller se rasseoir sur le banc de touche – les girondins ont coulé après seulement 10 minutes de jeu. La suite de la soirée est encore plus terrible, avec deux buts encaissés supplémentaires et l’exclusion de Nicolas Pallois en fin de match. Il aurait été difficile de faire plus brutal pour un retour sur terre, mais nul doute que le Space Mountain émotionnel des supporters bordelais a cette fois bien démarré. Et leur saison aussi.

 

Marseille, ça fait déjà peur

Leur premier match nul, au premier sens du terme, lors de la réception de Toulouse (0-0) avait déjà de quoi être inquiétante. Le déplacement à Guingamp, et cette première défaite subie par les marseillais fait à présent très peur. Symbolisée par un Rémi Cabella déconcertant de nullité et de mauvais choix, la déroute marseillais ne fait rien présager de bon, au contraire, alors que Lassana Diarra – pourtant tout juste nommé capitaine – devrait plier bagage.

Toujours sans aucun projet de jeu, sans aucune envie et sans aucun collectif appliqué et solidaire, les marseillais sont partis pour revivre la même saison que celle qui vient pourtant tout juste de s’achever. Et si pour certaines équipes, les motifs de satisfaction permettent parfois de dresser une analyse un peu plus optimiste, en ce qui concerne l’OM, il y a de quoi être dépressif. Mais au moins, la conclusion est simple : tout est nul et rien ne va. Du gardien à la défense, du milieu à l’attaque, du banc à l’entraineur, tous les joueurs sont en-deça de ce qu’exige un club comme Marseille, et tout ça en devient bien effrayant. Et pour le coup, si les joueurs ont l’obligation de se lever, supporters olympiens, évitez de vous lever. Restez au lit, car même devant la pire série de la décennie, vous prendrez sûrement davantage de plaisir.

 

A la semaine prochaine,

(N’hésitez pas à me laisser vos avis ou vos impressions sur ce premier numéro. On est encore en rodage mais vos avis me sont toujours intéressants pour améliorer ce qui peut l’être)

Tom MASSON

@MassonTom1

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