Olimpico – bas pics et hautes polémiques

Depuis l’instauration de la victoire à trois points en France, au milieu des années 90, coachs et présidents, joueurs et supporters, nous ont tous (ou presque  habitué à un adage malheureusement bien trop commun: « l’important c’est les 3 points ». A travers cette nouvelle chronique, je tenterai, jamais loin du terrain, de partager avec vous mes impressions et mes émotions après chaque journée de Ligue 1 histoire de montrer que non, il y a parfois tout aussi important. J’écrirai 38 chapitres, 38 épisodes de ce feuilleton toujours aussi décrié et pourtant si chéri, de cette Ligue 1 à l’omniprésence grandissante dans le quotidien de chacun d’entre nous, passionnés de France et de Navarre.

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Alors qu’on attendait un Olimpico intense et disputé – en tout cas au moins du niveau du match aller – on s’est bien ennuyé. Et pour cause, marseillais, comme lyonnais, nous ont livré une médiocre performance. A tel point qu’après le match, joueurs, comme entraîneurs, se réjouissaient même du résultat final. Surréaliste. Retour, donc, sur les quelques enseignements de la purge d’hier soir.

 

Le plus faible Olimpico depuis des années ?

Rien qu’en observant le onze de départ, il y avait de quoi s’inquiéter. Beaucoup (trop) d’absents, d’un côté comme de l’autre d’ailleurs, un contexte sportif et extra-sportif délicats pour les deux équipes, et un Stade Vélodrome rempli qu’aux deux-tiers. Faut dire que le public olympien n’est pas naïf. Si Franck McCourt, le futur propriétaire du club assistait à son premier match au Vélodrome, sa présence n’allait sans doute pas résoudre les problèmes marseillais du moment. Du coup, toute la journée, et ce jusqu’à l’entrée des joueurs sur la pelouse, le contexte autour de la rencontre est paru inhabituellement calme, inhabituellement dénué de cette passion et cette excitation qui entourent daventure une telle affiche. Bon, il y a bien eu le caillassage du bus lyonnais par quelques fidèles intellectuels pour rappeler que ce match restait tout de même (un peu) différent. Mais c’est peut-être tout. Et c’est assurément bien trop peu.

 

Un contenu inquiétant 

Pas de surprise, à compo pourrie, le contenu propre du match s’en est retrouvé directement impacté. Loin des duels enflammés et généreux en buts  des dernières années, le match d’hier soir n’est jamais parvenu à décoller, à trouver cette petite flamme qui permettrait à un stade et, à fortiori, à cette rencontre de s’embraser. Comme si l’enjeu presque vital de se rassurer, de part et d’autres, était devenu prioritaire, au détriment du jeu, au détriment du spectacle. Sauf qu’au final, Lyon a longtemps eu les meilleures occasions, sans pour autant parvenir à les mettre au fond. Ce qui laisse penser, qu’avec Fékir et Lacazette, le sort de ce match aurait rapidement été scellé. En face, Marseille a également obtenu une balle de match, sur une énorme bavure de Mapou Yanga-Mbiwa, dont les talents d’acteurs sur cette action constituent à coup sûr l’envolée la plus réussie de sa soirée. Njie n’en a profité. Donc finalement, qui peut réellement sortir rassuré d’une rencontre au contenu si abyssal ? Difficile à dire, et c’est effrayant.

 

Des polémiques, toujours plus insupportables

Bon, on ne va pas faire la fine bouche, l’Olimpico aura au moins tenu son rang dans un domaine : celui des polémiques. Celle offerte à la suite de l’utilisation de la Goal Line Technology est quand même déconcertante. En début de partie, Cornet – au duel avec Doria – tacle plus ou moins le ballon, qui oblige Pelé à sortir le ballon devant la ligne. Ou sur la ligne. On ne sait pas bien. Toujours est-il que l’arbitre n’a pas validé ce but, puisque sa montre n’a pas sonné. Ce qui signifie que le ballon N’A PAS franchi entièrement la ligne du but marseillais. C’est une certitude. Les plus gros complotistes ont néanmoins trouvé là l’occasion de polémiquer une fois de plus, sous prétexte que la reconstitution proposée au ralenti n’était pas exacte. Sauf qu’au final, cette polémique est stérile. Ce but a été refusé à juste titre. Et c’est bien le principal.

 

A la semaine prochaine,

(N’hésitez pas à me laisser vos avis ou vos impressions sur ce 5ème numéro. Comme vous pouvez-le constater, je reviendrai à présent uniquement sur un seul fait marquant de la journée qui vient de s’achever.)

Tom MASSON

@MassonTom1

 

 

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