Foot féminin en France 6 mois après la Coupe du Monde : où en est-on?

Près de 6 mois après l’organisation de la Coupe du Monde féminine en France, Noël le Graet, président de la Fédération française de football, a fait un premier bilan des retombées du mondial de juin dernier. Et s’il n’a pas tari d’éloges à propos de l’équipe nationale féminine qui ne cesse de gagner en popularité, il a tenu à relativiser les impacts réels sur le championnat de France.

Car il faut dire qu’au lendemain du baisser de rideau de la Coupe du Monde de juin dernier, les motifs de satisfaction ne manquaient pas: succès d’audience (avec près de 10 millions de personnes pour le match d’ouverture contre la Corée du Sud), stades à guichets fermés, le mondial en France a offert une médiatisation nouvelle aux protégées de Corinne Diacre, l’actuelle sélectionneur des bleues. Une vague sur laquelle continue de surfer l’équipe de France, en témoigne leur dernière sortie à Bordeaux à l’occasion des éliminatoires de l’Euro 2021 qui ont attiré plus de 22.000 spectateurs.

Le soufflet est retombé 

Mais si depuis la Coupe du monde de juin dernier a offert un vrai coup de projecteur autour des joueuses de l’équipe de France, cinq mois après, le coup de pouce promis à l’échelle nationale est encore très relatif. Le championnat de France, la D1 féminine, pourtant retransmise sur les chaines du Groupe Canal+ depuis deux saisons, ne parvient pas – encore – à susciter le même engouement. Confirmées par le président de la Fédération, les affluences restent encore confidentielles, ne dépassant pratiquement jamais les 3.000 spectateurs présents. Seuls les équipes féminines de l’Olympique Lyonnais et du Paris Saint-Germain attirent davantage les foules, en témoigne leur dernière confrontation qui s’était déroulée devant 25.000 curieux.

Une question de moyens, aussi. Les plus gros clubs ont des budgets bien supérieurs à ceux des clubs plus modestes. Les installations ne sont également pas de même qualité et bien des joueuses qui espéraient profiter du mondial pour envisager l’augmentation des budgets en la matière ont été déçues. Les installations sportives des clubs de première division, comme les centres d’entrainement ou les stades par exemple, sont encore bien modestes pour certains, en tout cas loin des standards des équipes de football masculines de Ligue 1 pour l’essentiel d’entre eux.

Autre bénéfice attendu de l’élan suscité par la Coupe du Monde, l’augmentation du nombre de licenciées, qu’on promettait record est pourtant restée dans la moyenne des dernières années, entre 10 et 15 % pour atteindre 200.000 joueuses inscrites dans des clubs en France. Ils sont près de 10 fois, plus de 2 millions à jouer dans les équipes masculines. Le fossé reste immense.

Tom MASSON

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