Argentine – Pays-Bas : Une Albiceleste sans saveur en finale

A l’issue d’une demi finale soporifique et au combien ennuyeuse, l’Argentine s’est finalement qualifiée aux tirs au but (0-0, 4-2). Elle affrontera l’Allemagne, dimanche soir, en finale. Les Pays-Bas, quant à eux, disputeront un match pour la troisième place face au Brésil, samedi.

 

Copyright FIFA

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Décidément, le football est une science bien étrange. 24 heures après avoir offert à la planète foot toute entière une pluie et une déferlante de buts sur la pelouse de Belo Horizonte, le football mondial nous aura, ce soir, gratifié d’une deuxième demi-finale ennuyeuse à mourir où il aura fallu attendre les tirs aux buts pour voir néerlandais et argentins se départager.

Et finalement, il nous aurait été peut-être plus aimable, en tout cas un peu moins horrible, de commencer directement par la loterie des penaltys.

Car pendant 90 minutes, on a attendu les occasions venir à nous, en vain. Dans une rencontre serrée où aucune équipe semblait oser – de peur de le payer – avant son adversaire, cet Argentine – Pays-Bas a longtemps ressemblé à un duel tactique dont on ne voyait pas la fin. Les Oranjes ont d’ailleurs été incapables de cadrer la moindre frappe, les argentins faisant à peine mieux par Messi sur coup-franc (25ème) et Rojo de loin, trop loin pour faire bouger le tableau d’affichage (84ème).

D’un côté comme de l’autre, on a semblé vouloir attendre, attendre, jusqu’à l’étincelle de son génie respectif, au détriment des prises de risque. Technique peu payante, puisque Messi pour l’abiceleste tout comme Robben côté Pays-Bas, n’ont été que l’ombre d’eux mêmes. Nonchalant, le premier n’aura eu que son coup-franc et son tir au but pour se signaler. Le deuxième n’aura pas fait mieux, fantomatique jusqu’au temps additionnel et une percussion dangereuse dans la défense argentine, bien stoppée par Mascherano (90ème+3).

Mais en terme de rythme et d’intensité, cette demi-finale fait sûrement office d’une des pires rencontres du mondial, match qu’il a fallu conclure aux tirs au but. Héros national contre le Costa-Rica, Krul, le gardien remplaçant néerlandais est resté assis sur son banc. C’est sans doute impuissant qu’il aura assisté au salut de son collègue argentin, Romero, stoppant les tentatives de Vlaar et Sneijder jusqu’à qualifier les siens pour la grande finale.

Très franchement, ce match a été une telle torture que j’ai même eu du mal à pondre ce compte-rendu. Malgré une qualification sans saveur, l’Argentine retrouvera une nouvelle fois l’Allemagne en finale, comme en 1986 et en 1990. Des retrouvailles, qui pourraient rapidement virer à la désillusion si l’Albiceleste avait l’idée de reproduire pareille performance collective. Sauf qu’une finale reste un match à part. Et même si les argentins sont d’une tristesse infinie dans le football qu’ils développent depuis le début de la compétition, ils ont quand même obtenu ce qu’ils voulaient : une place en finale. Et peu importe la manière, la victoire suffit amplement à leur bonheur.

 

Tom Masson

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