PSG-Rennes

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Paris se crispe

Le PSG recevait Rennes à l’occasion de la 13ème journée et voulait montrer un autre visage. Après deux matchs sans victoire en Ligue 1, une défaite face aux verts de Saint-Étienne et un nul sur la pelouse du champion de France en titre, Montpellier, les parisiens souhaitent renouer avec la victoire. Et malgré leurs ambitions retrouvées, les parisiens ont été incapables de gagner, et ce, malgré leur supériorité numérique pendant 70 minutes.

Une nouvelle fois privés de leur attaquant vedette, qui purgeait son deuxième match de suspension, les joueurs de la capitale ont une nouvelle fois prouvé au combien il leur était important. 

Les rennais, quant à eux, emmenés par un gardien incroyable, Ndiaye – suite à l’exclusion de Costil – peuvent lui dire merci.

Décryptage sur un nouveau match sans victoire pour Paris qui n’a pris qu’un point sur les trois derniers matchs.

En début de partie, alors que le match était plutôt plaisant – bien contrôlé par les parisiens – mais sans réelle occasion franche, Alessandrini, légèrement excentré et à la reprise d’un tacle de Zoumana Camara, capitaine d’un soir, récupère et marque d’une demi-volée extraordinaire qui se loge dans le petit filet opposé, imparable. 0-1 (13 ème).

Après ce but, un peu contre le cours du jeu, les parisiens ont réagit et sont repartis instantanément de l’avant. Une pression qui s’est avérée payante de manière quasi-instantanée puisqu’après avoir touché du bois et ce poteau cinq minutes après le but rennais, Nenê avec son masque de Zorro, est à la réception d’une passe en profondeur de Pastore. Parti à la limite du hors-jeu, il se présente seul face au but et marque d’une magnifique balle piquée, Costil n’y peut rien. 1-1 (20 ème). Nenê dont le dernier but remontait à cette 37 ème journée, où le brésilien avait inscrit un triplé contre… Rennes ! Tout un symbole pour ce joueur qui n’a pas eu beaucoup d’occasion de s’exprimer cette saison.

Les bretons et surtout leur défense jouait particulièrement haut. Sûrement un peu trop puisque les parisiens arrivaient à créer le danger à pratiquement chaque incursions dans le camp rennais. Et à la suite d’un énième contre, Ménez parti seul, est fauché à l’extérieur de la surface par Benoît Costil. L’arbitre, M.Fautrel n’hésite pas une seule seconde et exclu le gardien rennais d’un rouge direct. (25 ème).

L’entraîneur de Rennes, Frédéric Antonetti, est furax. Il ne comprend pas la décision de l’arbitre d’exclure son gardien. Impossible de le calmer; il crie même « La France est un petit pays de football ».

Ensuite, à la suite d’une faute de Matuidi devant la surface parisienne, Féret se charge du coup-franc. Alors que les parisiens anticipaient une frappe du gauche d’Alessandrini, c’est Féret qui se charge du coup-franc, et ce, de la plus belle des manières. En contournant le mur, bien mal placé par Sirigu, et d’une frappe enroulée du droit, il trouve le côté du droit du but parisien. 1-2 (35 ème).

Parisiens et rennais ont offert un beau spectacle en première période. Les deux équipes jouaient très haut, et les rennais malgré leur infériorité numérique continuent d’aller de l’avant. Dès le retour des vestiaires, Matuidi donne le tournis aux défenseurs bretons. À l’aide de nombreux crochets il déstabilise la défense et peut déclencher une frappe, contrée in-extremis par Boye. Le corner qui suit voit Silva monter plus haut que tout le monde et placer une tête qui filait droit au but, gênée par une tête bretonne. (48 ème).

Makoun, qui avait déjà pris un carton jaune, commet l’irréparable en faisant faute sur Nenê et pénalise ses coéquipiers avec ce deuxième avertissement. (53 ème). Rennes allaient donc passer plus de 40 minutes à 9 contre 11, face à des parisiens dominateurs.

Par Alex tout d’abord, d’une tête qui frôle le montant droit (57 ème), puis avec cette triple occasion, une tête d’Hoarau sur la barre, une reprise de volée de Pastore, sur le poteau et une nouvelle tête de l’argentin captée par Ndiaye (59 ème). Incroyable !

Face à des rennais complètement étouffés et au bord de la rupture, les parisiens et leur armada offensive composée de 5 joueurs (Pastore, Nenê, Lavezzi puis Gameiro et Hoarau), ont joué toute la deuxième période dans le camp rennais…. Dans les dix dernières minutes, c’est une véritable attaque-défense à laquelle nous avons assisté. Un nombre effroyable d’opportunités (24 !) en deuxième mi-temps pour les parisiens, notamment par Hoarau qui a loupé deux occasions qui lui été offertes (77, 80 ème), ou encore Gameiro et Lavezzi dont les frappes se sont avérées être des échecs. (75, 79ème).

Ndiaye a été infranchissable, il a été totalement exceptionnel, les deux dernières tentatives de Pastore (78ème, 87ème) ou une ultime tête d’Alex (88ème), toutes repoussées par le gardien remplaçant breton. À noter au passage une main de Kana-Biyik dans la surface, qui aurait pu offrir un penalty aux parisiens.

Les rennais peuvent être fiers de leur coup, totalement dominés, étouffés, c’est un véritable exploit qu’ont réussit les bretons.

Les parisiens, en passant 70 minutes à 11 contre 10, 40 minutes à 11 contre 9, les parisiens ont été incapable de gagner et de marquer un but. Avec un point en trois matchs, Paris s’enfonce un peu plus dans le doute, les joueurs et actionnaires changent, mais la traditionnelle crise de novembre reste.

Tom Masson

@MassonTom1

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