AM : OM-PSG, y’aura t-il vraiment match ?

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Fort de sa brillante victoire contre Benfica (3-0), mercredi soir, le Paris Saint-Germain est clairement le favori de cette nouvelle rencontre au sommet. Séparé par un petit point seulement, le classico de ce soir s’annonce bouillant d’autant plus que le PSG n’a plus perdu face au rival marseillais depuis 6 matches (5V, 1N). À quelques heures de la rencontre, je vous propose un petit état des lieux.

Marseille avec « le cœur ».

Si les dernières statistiques ne sont pas à l’avantage du club marseillais, l’OM peut au moins se reposer sur deux chiffres majeurs. Car oui, recevoir les parisiens a souvent été synonyme de réussite. 22 victoires en 34 matches pour 5 petites défaites, Marseille a, la plupart du temps, fait respecter la logique du « on est chez nous ». D’autant plus quand on sait que ces matches nous réservent parfois des surprises. D’ailleurs, le plus mal classé des deux a régulièrement su tirer son épingle du jeu. La défaite (2-4) des olympiens en 2008 en est la preuve.

Il y’a donc des raisons d’espérer. Des signes positifs émergent même du côté de l’OM. Les retours de Morel et Gignac, décisif lors du match au Vélodrome la saison dernière en inscrivant un doublé, sont porteurs de rêves et d’espoir de faire tomber – une nouvelle fois l’ogre parisien de son pied d’estale. Rappelons, il y’a deux ans déjà, Marseille avait écrasé le premier classico du PSG sous ère qatari. Solidaires, valeureux et courageux, les olympiens avaient étouffé un PSG qui n’avait quasiment rien montré collectivement. Certes l’équipe à bien changé, mais l’envie pourrait sans doute être similaire au match du 27 novembre 2011.

Élie Baup en fait d’ailleurs son maître mot : « Nous devons regarder les Parisiens droit dans les yeux et répondre avec nos arguments». Comprenez, il faudra mettre de l’intensité et de l’engagement s’ils veulent exister ce soir. Valbuena est sûr la même longueur d’onde en incitant ses coéquipiers à « jouer ce match comme une rencontre de Champions League« . La clé du match viendra sûrement d’ici. Si les marseillais parviennent à exercer une pressing haut tout en récupérant très haut le ballon, l’exploit ne sera peut-être plus très loin. Si tant est que les marseillais soient capables de se créer des occasions dans le jeu (gros point faible des olympiens depuis le début de saisons), tout en s’appuyant sur les performances des cadres, de Valbuena à Payet en passant par Nkoulou et Mandanda, si les marseillais veulent rêver, il faudra le faire à plusieurs.

Paris, « il faudra être généreux »

Plus très loin, enfin ça ne dépend pas que d’eux non plus. Car en face, ce n’est pas une simple division de soldats qui arrive au vélodrome ce soir, c’est carrément une armée entière tant le rapport de force est déséquilibré. En réitérant une prestation similaire à celle de mercredi soir, les parisiens ne laisseront que très peu de chances aux olympiens. 813 passes (92% de réussite), 71% de possession de balle, 2/3 du temps passés dans le camp adverse, le PSG a été impressionnant. Et encore, on est pas loin de l’euphémisme en employant ce terme. Habile sur les côtés, impérial au milieu de terrain, efficace et tranquille en attaque, le Paris SG a écrit une leçon à lui tout seul contre les portugais.

Pour autant, il subsiste deux PSG depuis le début de saison. Le PSG impérial et étoilé en Coupe d’Europe et le PSG poussif en Ligue 1. Contre Toulouse par exemple, les parisiens ne se sont pas foulés, passant la moitié du temps dans leur retranchement en ayant énormément de mal à se créer des occasion. Certes, il y’avait sûrement une part de réserve et de préparation en vue du match contre Benfica mais tout de même. Paris en Ligue 1 n’est pas tranquille à l’image des rencontres contre Nantes, Guingamp ou Ajaccio. Mais là force des parisiens est bien là. Il ont su faire des coups de pieds arrêtés une force afin de se sortir du traquenard des modestes équipes du championnat. Résultat, 2 buts contre Toulouse, deux coups de pieds arrêtés. Tout est dit.

Alors, à part ça, où trouver des faiblesses dans ce collectif si monstrueux ? Et bien, on ne sait pas trop. Car même Van der Wiel est en train de rendre le côté de droit parisien imprenable, c’est dire… Pour autant, il ne faudra pas prendre ce match à la légère, loin de là, au risque de se casser les dents. Maxwell prévient : «J’ai vu le match, mais c’était la Ligue des champions, c’est du passé, les deux équipes seront pareillement motivées pour le Classique. C’est comme pour nous : peu importe ce qu’il se passe trois jours avant, ce qui compte c’est le jour J»

Les compos probables

À Marseille, Baup devrait aligner du classique ce soir. Habituel 4-2-3-1, le retour de Gignac est le seul changement majeur, tandis que Mendy devrait être préféré à Morel, encore un peu juste. Du côté du PSG, là aussi pas de surprise. Le 4-3-3 qui fait sa force depuis le début de saison sera sans doute confirmé par Blanc. Le trio magique Motta-Verratti-Matuidi sera une nouvelle fois titularisé, tout comme Marquinhos et Alex, très solides contre Benfica. Ibra et Cavani seront aussi présents. Pas de surprise, donc, tout est prêt piur un (tres) grand match. On a hâte. .

Marseille : Mandanda (cap) – Fanni, Nkoulou, Mendes, Ben.Mendy – Romao, Imbula – Payet, Valbuena, A. Ayew – Gignac

PSG : Sirigu – Van der Wiel, Alex, Marquinhos, Maxwell – Thiago Motta, Veratti, Matuidi – Cavani, Lavezzi, Ibrahimovic (cap)

Tom Masson
@MassonTom1

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